Archives de catégorie : Musiciens mis en valeur

Complément d’enquête… à Saint-Flour (Cantal)

Complément d’enquête réalisé par Patrick Bec, contributeur de Muséfrem, sur les familles des choriers composant les bas choeurs de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Flour et de la collégiale Notre-Dame de Saint-Flour.

Patrick Bec, “Les choriers de Saint-Flour, des musiciens au service de l’Église”, L’Écir, Bulletin du Groupe d’Études Historiques et de Recherches généalogiques de Saint-Flour. Aubrac – Planèze – Margeride, Saint-Flour, no 74, octobre 2020, p.31-52.
À télécharger (avec l’aimable autorisation du GEHRG) : P. BEC Choriers de Saint-Flour ECIR 74 2020.

Affiche des choriers de la  collégiale Notre-Dame de Saint-Flour, 1454, Arch. dép. du Cantal, 10 PH 462.

Outre la présentation de l’enquête nationale et de la synthèse départementale du Cantal pour les abonné.e.s, Patrick Bec a reconstitué finement les généalogies de quelques familles sanfloraines et restitue une partie des réseaux familiaux dans lesquels évoluent ces chantres, tout au long du XVIIIe siècle. Ces ecclésiastiques, sans descendance, sont souvent méconnus des généalogistes. Les parcours de Pierre GENDRE, Étienne GRENIER, Antoine MOISSET, François PRÉVOT,… s’inscrivent pourtant au coeur d’une riche sociabilité familiale et professionnelle.
De quoi susciter, nous l’espérons, de nouvelles découvertes qui contribueront à compléter les notices des choriers de la cathédrale de Saint-Flour.

Pour en savoir plus
https://archives.cantal.fr/explorer/expositions-et-albums/expositions-virtuelles/insolites
GEHRG – Archives municipales – 60 rue de Belloy – F-15100 Saint-Flour – gehrg15100@gmail.com
http://philidor.cmbv.fr/musefrem/cantal

Le chant des écoliers de Silly-en-Multien…

Le Journal de Pierre-Louis Nicolas DELAHAYE sert de fil conducteur à l’article de Xavier Bisaro paru en décembre dernier dans les Cahiers d’ethnologie (31/2018). Cette publication trouve sa place dans un dossier thématique consacré aux enfants musiciens, dirigé par Anne Damon-Guillot et Talia Bachir-Loopuyt.

À lire, dans ce numéro, Xavier Bisaro, “Le chant des écoliers de Silly-en-Multien à la fin de l’Ancien Régime : une initiation villageoise”, Cahiers d’ethnomusicologie, 31, 2018, p.39-54.
Les coordinatrices du volume rendent hommage à Xavier et à son intérêt pour l’ethnomusicologie.
Avec la finesse qu’on lui connaissait, Xavier dans cet article rend leur voix à ces silencieux de l’histoire et montre le rôle joué par l’école, et singulièrement par l’enseignement du chant d’Église dans la formation des jeunes garçons “entre distinction et inclusion”…

La notice biographique de Pierre-Louis Nicolas DELAHAYE, chantre, serpent et maître d’école à Silly-en-Multien (aujourd’hui Silly-le-Long) en 1790, sera publiée lors de la prochaine livraison de Muséfrem, avec le département de l’Oise (dossier coordonné par François Caillou et Thomas D’Hour).

Pour commander le numéro : abo@adem.ch
Pour en savoir plus sur les Cahiers d’ethnomusicologie : https://journals-openedition-org.ezproxy.uca.fr/ethnomusicologie/282

Danser dans la France des Lumières

Sylvie Granger
chercheuse associée au laboratoire TEMOS

À partir d’un carnet de danse retrouvé à la Médiathèque d’Orléans, cet ouvrage évoque la place de la danse dans les loisirs urbains au milieu du XVIIIe siècle, les réalités concrètes du métier de maître à danser (jamais étudiées jusqu’alors), la sociabilité qui entoure leçons et bals, la place des femmes dans cette passion alors largement masculine. Le grand apport de cette enquête est d’être consacrée essentiellement aux provinces, ce qui constitue un apport original dans une historiographie encore essentiellement centrée sur Versailles et Paris.

Hors sujet ? Pas tant que cela

Pourquoi en parler dans un Carnet de recherche consacré aux musiciens des églises ? Parce que les divers métiers de la musique n’étaient pas au XVIIIe siècle si cloisonnés que l’on pourrait le croire. Malgré les anathèmes lancés par l’Église contre les dangers de la danse et des bals, maîtres à danser et musiciens d’Église se fréquentaient, tant familialement que professionnellement. Le maître à danser Jean Robert, fil conducteur de ce livre, apparaît dans les sources orléanaises quand il assiste à la sépulture d’un musicien de la cathédrale en 1759. Il entretient des liens d’amitié avec l’organiste Christophe Moyreau, que l’on aperçoit régulièrement présent et signataire à ses côtés et qui l’accompagne à sa dernière demeure.
Une vingtaine de pages sont consacrées au Concert que François Giroust, alors maître de musique de la cathédrale d’Orléans, reconstitua et anima de 1757 jusqu’à son départ pour Paris en 1769. La méthode prosopographique a été mise en action pour identifier les musiciens de ces concerts, dont une seule liste est actuellement connue (1762), complétée de diverses annonces de presse (Affiches). Il en ressort que les musiciens d’Église sont les piliers indispensables de ces concerts publics. Tous ces membres actifs du Concert de Giroust, ou presque, ont maintenant leur notice biographique dans la base Muséfrem, notice qui sera publiée en même temps que la “synthèse Loiret”, d’ici quelques mois.
Danser dans la France des Lumières permet d’élargir le regard et de retrouver un peu de l’atmosphère dans laquelle baignaient aussi les chantres et organistes lorsqu’ils franchissaient le portail pour sortir de leur église.

Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019, ISBN 978-2-7535-7607-0, 426 pages, 26 euros. Avec le soutien de Le Mans Université

Lire l’introduction / Table des matières / 4e de couverture
Pour en savoir plus…

Muséfrem à l’honneur dans les Annales du Midi (n° 301, 2018)

La dernière livraison des Annales du Midi (no 301, daté de janvier-mars 2018) contient deux articles en lien avec le programme de recherche Muséfrem.

Le premier article présente l’étude qu’Aurélien Gras a menée à partir de la correspondance de l’organiste Jean-Baptiste VALLIÈRE (1737-1789).
A. Gras est aussi l’auteur de la synthèse sur les musiciens d’Église du Vaucluse et a soutenu une thèse d’histoire moderne en 2018, sur les musiciens de Provence.

  • Aurélien Gras, “Entre la Provence, Paris et le Languedoc. Le milieu musical provençal à travers la correspondance de l’organiste Jean-Baptiste Vallière (1737-1789)”, Annales du Midi, no 301, 2018, p.45-57.

Pour le second article, Mathieu Gaillard a exhumé des documents qui nourrissent la biographie de Charles LEVENS (1689-1764) et éclairent son parcours sous un jour inattendu.
M. Gaillard est l’auteur des synthèses départementales de la Gironde et de la Charente.

  • Mathieu Gaillard, “Le mariage discret de Charles Levens, maître de musique et compositeur du XVIIIe siècle : deux documents inédits”, Annales du Midi, no 301, 2018, p.59-70.